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IGS RH | école ressources humaines

Intégration ratée d’un nouveau salarié : pourquoi soigner son processus d’onboarding ?

Onboarding raté : quelles conséquences ?

Quelle que soit la taille de l’entreprise, l’enjeu principal est de fidéliser ses collaborateurs afin de maîtriser le turnover et de maintenir les compétences au sein de l’entreprise. Ce dernier peut avoir diverses causes telles que le mal-être au travail, la monotonie des tâches, ou encore, une vision du travail différente d’autrefois qui se traduit par une mobilité plus fréquente d’une entreprise à une autre. Cependant, d’autres facteurs rentrent en compte et l’un des plus importants, souvent négligé, se résume en un mot : l’intégration.

Alors, comment identifier et éviter un  processus d’intégration raté ?

Une intégration éloignée des attentes des salariés :

Dans un premier temps, il est important de noter que l’intégration répond à plusieurs besoins non négligeables du salarié. En effet, lorsqu’il intègre l’entreprise, son désir premier sera  la connaissance des collaborateurs avec qui il sera amené à travailler durant sa vie dans l’entreprise. Il demandera également à connaître les coutumes, les règles et la culture professionnelle installées dans l’entreprise afin de savoir comment elle fonctionne. Il a besoin de se savoir attendu et d’être accueilli.

L’importance du sentiment d’appartenance :

L’onboarding d’un salarié a également un autre rôle : permettre au collaborateur de construire un sentiment d’appartenance en s’identifiant à l’entreprise et ses valeurs. Une intégration réussie lui permettra de donner du sens à son travail, s’impliquer davantage et prendre des initiatives. Elle est bénéfique pour les deux parties.

Pour se sentir appartenir, il faut pouvoir se reconnaitre dans l’entreprise. Le nouveau venu a donc besoin d’être informé précisément sur l’entreprise et son fonctionnement dans tous ses aspects et doit se sentir en phase avec ce nouveau contexte de travail. Il est donc essentiel que l’image affichée par l’entreprise à l’extérieur corresponde à ce que l’on y découvre à l’intérieur.  Autrement dit, que la promesse du marketing RH soit tenue…

De plus, il est important de savoir s’adapter à la situation lors de l’intégration du collaborateur et de gérer certains problèmes qui peuvent se présenter. Par exemple, lors d’une crise comme celle que nous avons pu connaître cette année 2020 avec le Covid-19, l’adoption de moyens subsidiaires d’intégration s’impose (par téléphone, visio-conférence, etc.).

L’intégration se fait avant l’arrivée :

L’un des moments critiques, souvent négligé, reste la période entre la confirmation de l’embauche et l’entrée du collaborateur. Du côté de l’entreprise, c’est souvent « silence radio », ce qui peut créer un malaise chez le nouvel arrivant. Il est important de communiquer avec le futur salarié avant son premier jour dans l’entreprise. Il peut aussi être  sur le réseau social de l’entreprise pour être en situation de dialoguer avec ses futurs collègues. Certaines entreprises, comme Facebook, ont totalement digitalisé l’onboarding et en particulier l’ensemble des démarches administratives.

Dans cette optique, la préparation du poste de travail en amont est aussi une étape à ne pas négliger. Le but de l’intégration est que le salarié embauché sente qu’il a un rôle à jouer dans l’entreprise via une mise en place anticipée du poste de travail. Tout doit être prêt dès son arrivée pour le mettre dans les meilleures conditions, afin qu’il soit le plus performant possible, opérationnel et dans des conditions de travail optimales. Ce point est très important et n’est souvent pas assez considéré par les entreprises qui n’ont pas toujours conscience des impacts que cela peut avoir (augmentation du turnover, coûts supplémentaires, dégradation de la marque employeur, etc.).

  • Le saviez-vous : « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 20 % des collaborateurs qui rejoignent une entreprise envisagent dès le premier jour de la quitter. »[1]

Mauvaise intégration : quelles conséquences ?

Les enjeux financiers :

Il est important de savoir qu’un onboarding raté représente un coût non négligeable. Pour une entreprise, il représente entre 100% et 300%[2] du salaire d’un collaborateur. En cumulant les dépenses directes et indirectes, la somme est d’environ 7 000€[3] en 2019. De plus, selon une étude Mozart Consulting de 2017, le coût du recrutement raté peut atteindre entre 50 000€ et 100 000€[4], en fonction du profil du salarié.

L’impact sur la marque employeur :

Autre enjeu notable lié à un mauvais onboarding : l’attractivité de la marque employeur. Un collaborateur mal intégré est susceptible de donner un avis défavorable sur Internet (via Glassdoor ou Indeed par exemple). En effet, 94%[5] des candidats déclarent se rendre sur Internet afin de se renseigner sur l’entreprise. Sans compter le bouche à oreille, nuisible et peu contrôlable.

Turnover et détérioration du climat social

Dernier point, un onboarding raté entraîne un turnover plus conséquent et désorganise une équipe de travail. Les salariés restants peuvent être démotivés par un manque de stabilité et une surcharge de travail. Ces collaborateurs sont à surveiller par les équipes RH et les managers afin d’éviter des démissions en cascade. D’autres conséquences, à plus long terme, ne sont pas à négliger. Il s’agit notamment de la détérioration du climat social au sein de l’entreprise. Augmentation de la charge de travail, sous-effectif et stress peuvent détériorer ce climat, si essentiel au bien-être des collaborateurs.

L’onboarding est primordial pour conserver ses nouveaux collaborateurs. Les objectifs de cette phase d’intégration ? Générer du bien-être au travail et mettre rapidement les salariés fraîchement arrivés en situation de performance. Il s’agit aussi de les garder motivés et de générer de l’attachement à l’entreprise.

Pour autant, 65%[6] des entreprises n’ont pas de processus d’intégration clairement défini…

De votre côté, votre entreprise dispose-t-elle d’un parcours d’onboarding précis et performant ?

LE SAVIEZ-VOUS ?

Selon une étude de la DARES, 12% des contrats à durée indéterminée sont rompus lors de la période d’essai, et 16% des salariés démissionnent moins d’un an après leur recrutement[7]

Webographie

http://www.managerattitude.fr/92705201/onboarding-et-consequences.html

Direction de l’Animation, de la Recherche, des Études et des Statistiques. Site de la DARES. [En ligne].  Publié le 23 janvier 2015. [Consulté le 30 avril 2020].

https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/etudes-et-syntheses/dares-analyses-dares-indicateurs-dares-resultats/article/plus-d-un-tiers-des-cdi-sont-rompus-avant-un-an

Mozart Consulting. Recrutement et fidélisation. Site Mozartconsulting.eu. [En ligne].  Publié en 2017. [Consulté le 30 avril 2020].

https://www.mozartconsulting.eu/wp-content/uploads/2018/07/Taux-dechec-du-processus-dembauche-2017-1.pdf

Pourquoi soigner l’intégration d’un salarié pour une entreprise ? Site Cowork.io. [En ligne].  Publié en juillet 2018. [Consulté le 17 février 2020].
https://cowork.io/fr/blog/temoignages/integration-salarie

Mathieu COCHET. Les 10 chiffres clés de l’onboarding. Site Workelo. [En ligne]. Publié le 3 octobre 2019. [Consulté le 3 mars 2020].

https://blog.workelo.eu/les-chiffres-cles-de-lonboarding/

Delphine BARREL. Quelles sont les conséquences d’un mauvais recrutement ? Site Opensourcing. [En ligne]. Publié le 28 août 2018. [Consulté le 3 mars 2020].

https://opensourcing.com/blog/consequence-mauvais-recrutement/

Fleur CHRÉTIEN. Onboarding : l’enjeu crucial des RH. Site Cadremploi [En ligne]. Publié le 2 septembre 2019. [Consulté le 10 avril 2020].

https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-carriere/detail/article/onboarding-l-enjeu-crucial-des-rh.html

Communication ADECCO. Comment réagir face à un mauvais recrutement ? Site d’ADECCO [En ligne]. Publié le 4 octobre 2018. [Consulté le 10 avril 2020].

https://www.adecco.fr/blog/2018/october/reaction-mauvais-recrutement/

Alexandre GRENIER. Startup RH de la semaine : onboarding : chaque intégration ratée d’un nouvel employé coûte 7000€ à l’entreprise ! Site HR-Voice [En ligne]. Publié le 28 novembre 2017. [Consulté le 10 avril 2020].

https://www.hr-voice.com/bien-etre-qvt/startup-rh-de-la-semaine-onboarding-chaque-integration-ratee-dun-nouvel-employe-coute-7000e-a-lentreprise/2017/11/28/

Dalale BELHOUT. Négliger l’intégration d’un collaborateur peut faire échouer son embauche. Site Digital Recruiters [En ligne]. Publié le 20 octobre 2017. [Consulté le 22 avril 2020].

https://www.digitalrecruiters.com/blog/experience-candidat/negliger-lintegration-dun-collaborateur-faire-echouer-embauche.html

Noeline GREGOIRE. RH : bien intégrer vos nouvelles recrues grâce au onboarding.

Site Apicil. [En ligne].  Publié en mai 2018. [Consulté le 10 avril 2020].

https://elandestalents.apicil.com/recrutement/rh-integrer-nouvelles-recrues-onboarding/

[1] Source Apicil, 23 mai 2018.
[2]Source Workelo, octobre 2019.
[3]Source Workelo, octobre 2019.
[4]Étude Mozart Consulting portant sur le Taux d’Échec du Processus d’Embauche, 2017
[5]Enquête Régionsjob, janvier 2016.
[6]Enquête Mercuri Urval, 2012
[7] Étude de la Direction de l’Animation, de la Recherche, des Études et des Statistiques, publiée le 23 janvier 2015.